26 fév

Autour de carnaval…

Dans cet article, j’ai envie de vous parler d’un festival qui est célébré dans le monde entier et de vous proposer quelques activités amusantes à partager avec vos enfants autour de carnaval. Vous me direz que j’arrive après la guerre… La réponse est bien sûre bien pas du tout.

Hier s’est terminé le Fasnacht à Bâle. Après soixante-douze heures de festivités, la vie reprend son cours.

Je profite de mon attachement à ma région pour partager avec vous quelques éléments de cette tradition carnavalesque.

fastnacht

Alors que la plupart des carnavals se terminent le jour du Mercredi des Cendres, celui de Bâle, plus grand carnaval de Suisse débute traditionnellement une semaine après.

À 4h précisément lundi matin a démarré le Morgenstreich : des milliers de spectateurs regroupés place de la Mairie et dans les rues du centre de Bâle ont assisté au défilé des fifres et des tambours dans les rues sombres de la ville, uniquement éclairées par de petites lanternes qu’ils portent sur leurs têtes.

Ce sont environ deux cents lanternes sur lesquelles figurent les thèmes choisis par les «cliques» qui font l’apanage du «Morgenstreich». Cette année il s’agit de  « Ne nous laissons pas ranger dans un tiroir».

Les figurants appelés «Vorträbler» ouvrent la marche et portent des lanternes fixées sur des bâtons.

Moqueries, lamentations, rire de tout et de rien… Tout un programme qui rassemble une foule de tambours, joueurs de piccolos, de fanfares qui sont les fameuses Gugge-Musiken. Les Bâlois qualifient ces jours comme les « trois plus belles journées » (Die drey scheenschte Dääg).

Costumes et masques sont bien entendus également au rendez-vous. Chaque participant se déguise et se promène ainsi de manière incognito dans les rues de la vieille ville.

Il y a tout de même un thème à respecter qui est défini à l’avance.

On ne circule pas aléatoirement ou à sa guise. Avec autant de monde tant dans les participants que dans les visiteurs, un trajet bien défini est indispensable à l’organisation de ces festivités. Tambours, piccolos et «Gugge-Musike» peuvent donc se rassembler et avancer soit à pied, soit sur des chars ou encore sur des calèches pour sillonner les rues.

Mélancolie, gaité, tristesse… Autant de sentiments émanant de faits divers qui ont fait couler beaucoup d’encre l’année précédente dont les visiteurs prennent conscience. Il leur est cependant impossible de participer de manière active au carnaval.

Confettis (Räppli), oranges, mimosa, roses, bonbons (Dääfeli), et toutes sortes de choses sont distribués par centaines… par milliers de kilos!

Pour les petits curieux, retrouvez toute cette féerie du Carnaval de Bâle « comme si vous y étiez » sur France 3 Alsace samedi 28 février à 15h20. 

 

Carnaval, masque, déguisement… On ne peut pas passer à côté d’une figure emblématique qu’est celle d’Arlequin.

 

Pas le bonbon, n’est-ce pas ? Je vous parle bien de ce personnage de la Commedia dell’arte où fantaisie, improvisation sont les mots d’ordre de performances d’acteurs.

Principe de la Commedia dell’Arte :

Cette technique de théâtre inédite populaire apparaît en Italie au XVIème siècle. Les acteurs portent des masques, le scénario n’est pas rédigé à l’avance, il est simplement préétabli. Il s’agit d’une production collective qui se construit au fur et à mesure de l’improvisation. Le spectacle est donc différent à chaque fois puisque les acteurs improvisent les dialogues. Les costumes et l’attitude des personnages sont des éléments clés au succès de la pièce.

Les masques sont d’autant plus importants qu’ils permettent d’exagérer des éléments du visage : nez, front ou tout autre défaut physique. La caricature populaire est la base de ce théâtre.

arlequin

Arlequin fait partie de ces nombreux personnages classiques de la Commedia dell’Arte. Ils sont tous identifiables par leurs propres traits physiques et de caractère.

Qui est Arlequin ?

Il est natif de Bergame, ville du nord de l’Italie. Son costume est tout coloré. Pourquoi ses couleurs ? Au départ, il était blanc mais au fur et à mesure de l’usure, il a fallu coudre des morceaux de tissus en forme de triangle. Le masque noir ne recouvre que la moitié du visage. Le bâton qu’il porte est en référence à sa jeunesse, il gardait les vaches.

Malin et agile comme un chat sont des caractéristiques qui lui permettent de se sortir habillement de ses mésaventures.

Assez énumérés… Si on remplaçait les mots par des images ?

Pour fabriquer un arlequin articulé avec ses enfants, il vous faut :

  • Un feuille de papier assez épaisse de type Canson
  • Un crayon de papier
  • Un feutre fin noir
  • Des attaches parisiennes
  • Une paire de ciseaux
  • Feutres, peintures ou morceaux de tissus colorés

Je vais vous présenter les différentes étapes nécessaires à la fabrication de notre Arlequin. Oui, oui vous avez bien lu « notre » car cette activité était un moment de partage avec une petite puce de 10 ans.

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J’ai commencé par dessiner les différentes parties du bonhomme.

La première étape consiste donc à préparer votre modèle sur la feuille de type Canson.

Les différentes parties à articuler doivent être séparées.

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On a ensuite identifié quelles sont les couleurs. Demandez à votre enfant de les nommer. Nous avons décidé de colorier avec des feutres mais en ajoutant une contrainte : la même couleur ne doit pas se toucher. Je traduis : on ne peut pas avoir deux losanges de même couleur qui soient adjacents.

Pour que votre Arlequin soit moins tristounet, ajoutez-lui de la couleur. Mettez à la disposition de votre enfant les outils nécessaires à la mise en couleur du costume du futur pantin.

Pour plus de précision, suggérez à votre petit bout de colorier le masque, les gants et chaussures avec un feutre noir. Ce serait dommage de ne pas finir cette étape correctement.

Arlequin repères trous

Voilà notre bonhomme habillé de belles couleurs vives. Pensez à ajouter des repères pour pouvoir faire les trous pour les attaches parisiennes.

Arlequin découpé

Découpez ensuite soigneusement les différentes parties du corps. Le papier étant assez épais, cette étape peut paraître délicate selon l’âge de l’enfant. Donnez-lui un coup de main.

Toutes les parties sont maintenant prêtes à être assemblées.

Arlequin cutter

Au niveau des trous noirs, incisez une petite croix pour pouvoir y insérer l’attache parisienne. J’ai utilisé un petit cutter.

Arlequin moove  Arlequin moove 2

Assemblez les différentes parties entre elles avec les attaches.

Ne les serrez pas trop à l’arrière pour que les différentes parties soient mobiles.

A votre guise, ajoutez des ficelles à l’arrière pour manipuler plus aisément le pantin.

 

Fabriquons des percussions avec les enfants.

Cette activité peut-être reprise lors d’un anniversaire, d’une après-midi entre copains ou tout simplement en famille.

percussions

Qu’est-ce qu’une percussion ?

Les instruments à percussion sont des instruments de musique sur lesquels on frappe avec ou sans les mains.

Demandez à votre enfant s’il en connaît et quels sont-ils ?

Le tambour est arrivé en tête de liste ?

Comment fabriquer un tambourin avec des enfants ?

Matériel nécessaire :

  • Une petite boîte ronde (type boîte de camembert ou autre)
  • Une cordelette
  • Une baguette
  • Des perles de bois
  • De la peinture

Prenez la boîte pour y percer trois trous : de part et d’autre pour les cordelettes, en bas pour la baguette.

Décorez la baguette selon l’envie et l’imagination avec du scotch, du papier de couleurs, de la peinture…

Si les perles de bois ne sont pas colorées, peignez-les pour les rendre plus vives ou brillantes. Les enfants aiment ce qui brille.

Il reste maintenant à décorer la caisse de résonance qui est la boîte. Profitons-en pour placer un peu de vocabulaire, ça ne fait pas de mal. Papiers collés, tampons encreurs, peintures… Laissez libre cours à l’imagination du petit bout.

Et la musique on la fait comment ?

On y arrive.

Préparez deux morceaux de cordelettes. Vous y attacherez une perle à une extrémité. Fixez la cordelette en la passant dans le trou. La seule contrainte est que la perle touche la boîte quand on la manipule.

On ferme le tout avec du scotch double face et on termine par piquer le bâton par le trou. On colle pour bien faire tenir.

Dans le même esprit, préparons un tam-tam.

Prenez la boîte de conserve que vous aurez préalablement bien nettoyé. Attention en la manipulant de ne pas se couper.

Décorez la boîte de résonnance.

Prenez le ballon et proposez à votre enfant de couper le bas, l’endroit où on souffle pour le gonfler.

Ensemble, étirez le ballon pour le poser bien tendu sur la boîte de conserve. Une fois bien tendu, il faut le fixer avec du scotch ou des élastiques.

tam tam

Le tam-tam est prêt, en avant la musique !

Un dernier petit instrument qui amusera particulièrement les plus petits par sa facilité d’utilisation : les maracas.

Le mot est bien au pluriel car ces percussions vont par paire.

Il vous faut un contenant qui fera office de caisse de résonance. Faites un tour du côté des emballages alimentaires qui sont une véritable niche. Vous en trouverez un qui s’adaptera à la préhension de votre enfant.

Remplissez maintenant votre maracas.

S’il est transparent, mélangez les éléments de petits objets de métal par exemple.

Vous pouvez également mixer différentes céréales ou graines.

Fermez votre instrument de musique en vissant le bouchon s’il s’agit d’une bouteille ou en scotchant le bout.

Selon l’envie, décorez avec des matériaux adaptés : peinture type acrylique, papiers collés…

 

Ces bricolages accessibles  permettront à vos enfants de faire des expérimentations sonores.

Il ne reste maintenant plus qu’à jouer avec.

notes de musique enfant

 

Bon amusement.

Amicalement,

Nathalie

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